# Moïse

_Retold by Talerie (talerie.com) from Bible Segond 1910_ · 15 min read · ages 6+

Recueilli au bord du Nil par la fille du pharaon, Moïse s’enfuit plus tard à Madian, où Dieu l’appelle du milieu d’un buisson en feu. Après la mort des premiers-nés, le pharaon poursuit les Hébreux jusqu’à la mer, et quand Moïse étend la main, les eaux recouvrent les chars, les cavaliers et toute l’armée du roi.

---

La famille de Jacob s’était installée en Égypte bien des années plus tôt. Joseph et ses frères étaient morts, mais leurs descendants étaient devenus si nombreux que le pays en était rempli. On les appelait les Hébreux.

Un nouveau roi monta alors sur le trône d’Égypte, un roi qui n’avait pas connu Joseph. Il craignit que ce peuple trop nombreux ne se joigne un jour à ses ennemis. Il leur imposa donc des contremaîtres, qui leur firent bâtir les villes de Pithom et de Ramsès et leur rendirent la vie amère avec l’argile et les briques. Pourtant, plus on les accablait, plus ils se multipliaient.

Le roi ordonna aux deux sages-femmes des Hébreux, Shiphra et Poua, de faire mourir chaque garçon à sa naissance. Mais les sages-femmes craignaient Dieu, et elles laissèrent vivre les garçons. Alors le pharaon donna cet ordre à tout son peuple : chaque garçon qui naîtrait chez les Hébreux serait jeté dans le Nil.

En ce temps-là, un homme et une femme de la tribu de Lévi eurent un fils. La mère vit qu’il était beau et le cacha pendant trois mois.

Quand elle ne put plus le cacher, elle prit un panier de jonc, l’enduisit de bitume et de poix, y coucha l’enfant et le déposa parmi les roseaux, au bord du Nil. La sœur du bébé se posta un peu plus loin, pour voir ce qui allait lui arriver.

La fille du pharaon descendit au Nil pour se baigner. Elle aperçut le panier au milieu des roseaux et envoya une servante le chercher. Quand la princesse l’ouvrit, elle vit un petit garçon qui pleurait, et elle en eut pitié.

— C’est un enfant des Hébreux, dit-elle.

Alors la sœur de l’enfant s’approcha.

— Madame, voulez-vous que j’aille vous chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux ?

— Va, répondit la fille du pharaon.

La fillette courut chercher la mère du bébé, et la fille du pharaon lui confia l’enfant en lui promettant un salaire. Quand il eut grandi, la mère le ramena à la princesse, qui l’éleva comme son fils et lui donna le nom de Moïse.

— Je l’ai retiré des eaux, dit-elle.

Devenu un homme, Moïse alla voir ses frères hébreux et vit combien leur travail était dur. Il aperçut un Égyptien qui frappait un Hébreu. Il regarda de tous côtés, ne vit personne, tua l’Égyptien et cacha son corps dans le sable.

Le lendemain, il trouva deux Hébreux qui se battaient, et il dit à celui qui avait tort :

— Pourquoi frappes-tu ton compagnon ?

— Qui t’a fait notre chef et notre juge ? répliqua l’homme. Veux-tu me tuer, comme tu as tué l’Égyptien ?

Moïse eut peur : on savait donc ce qu’il avait fait. Le pharaon l’apprit et chercha à le faire mourir, mais Moïse s’enfuit jusqu’au pays de Madian, où il s’assit près d’un puits.

Le prêtre de Madian avait sept filles. Elles vinrent puiser de l’eau pour le troupeau de leur père, mais des bergers arrivèrent et les chassèrent. Moïse prit leur défense et fit boire leurs bêtes.

Quand elles rentrèrent, leur père, Jéthro, s’étonna de les voir revenir si tôt.

— Un Égyptien nous a défendues contre les bergers, père, expliquèrent-elles.

— Et pourquoi l’avez-vous laissé là-bas ? Allez l’inviter à manger.

Moïse resta chez Jéthro, qui lui donna pour femme sa fille Séphora. Elle eut de lui un fils, Guershom.

Bien des années plus tard, le roi d’Égypte mourut. Les Hébreux gémissaient toujours sous l’esclavage, et leurs cris montèrent jusqu’à Dieu. Dieu les entendit et se souvint de l’alliance qu’il avait faite avec Abraham, Isaac et Jacob.

Un jour qu’il menait le troupeau de son beau-père au-delà du désert, Moïse arriva à l’Horeb, la montagne de Dieu. Là, il vit un buisson en feu : la flamme brûlait au milieu, et pourtant le buisson ne se consumait pas. Quand Moïse s’approcha pour voir cette chose étrange, Dieu l’appela du milieu du buisson :

— Moïse ! Moïse !

— Me voici, répondit-il.

— N’approche pas. Ôte tes sandales, car la terre où tu te tiens est une terre sainte. Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.

— J’ai vu la souffrance de mon peuple en Égypte, reprit Dieu, et j’ai entendu ses cris. Je vais le délivrer et le conduire dans un pays où coulent le lait et le miel. Va : je t’envoie auprès du pharaon, et tu feras sortir mon peuple d’Égypte.

— Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon ? demanda Moïse. Et si les Hébreux me demandent ton nom, que leur répondrai-je ?

Dieu répondit à Moïse :

— Je suis qui je suis. Tu leur diras : « Je suis m’envoie vers vous. » Je serai avec toi.

— Ils ne me croiront pas, dit Moïse.

— Qu’as-tu dans la main ?

— Un bâton.

— Jette-le par terre.

Moïse jeta son bâton, et le bâton devint un serpent ; Moïse s’enfuit devant lui. Sur l’ordre de Dieu, il saisit la bête par la queue, et elle redevint un bâton dans sa main. Puis il mit la main sur sa poitrine, sous son vêtement ; quand il la retira, elle était couverte de lèpre, blanche comme la neige. Il l’y remit, et elle redevint saine.

— Je t’en prie, dit Moïse, je n’ai jamais su parler. Envoie quelqu’un d’autre.

Alors Dieu se mit en colère contre Moïse.

— N’as-tu pas ton frère Aaron ? Lui, il parle bien, et le voilà qui vient à ta rencontre. C’est lui qui parlera pour toi. Et prends ce bâton : c’est avec lui que tu feras les signes.

Moïse retourna chez Jéthro et lui dit :

— Laissez-moi, je vous prie, retourner auprès de mes frères en Égypte, pour voir s’ils sont encore en vie.

— Va en paix, répondit Jéthro.

Dieu avait assuré à Moïse que tous ceux qui en voulaient à sa vie étaient morts. Moïse fit donc monter sa famille sur un âne et prit la route de l’Égypte, le bâton de Dieu à la main. En chemin, une nuit, Dieu se dressa contre lui et voulut le faire mourir. Alors Séphora prit une pierre tranchante et circoncit elle-même leur fils.

— Tu es pour moi un époux de sang ! dit-elle à Moïse.

Et Dieu le laissa en vie.

Aaron vint au-devant de son frère à la montagne de Dieu et l’embrassa. Ensemble, ils réunirent les anciens des Hébreux ; Aaron leur répéta les paroles de Dieu et fit les signes devant le peuple, et le peuple crut.

Puis Moïse et Aaron allèrent trouver le nouveau pharaon.

— Majesté, voici ce que dit Dieu : « Laisse partir mon peuple. » Nous devons aller célébrer une fête en son honneur dans le désert.

— Je ne connais pas ce Dieu, répondit le pharaon, et je ne laisserai pas partir les Hébreux. Retournez à vos corvées !

Le jour même, il ordonna qu’on ne fournisse plus de paille aux esclaves pour faire les briques : ils iraient la ramasser eux-mêmes, et ils livreraient pourtant autant de briques qu’avant.

Comme le compte n’y était pas, les contremaîtres firent battre les surveillants hébreux. Ceux-ci allèrent se plaindre au pharaon, qui les traita de paresseux et les renvoya au travail. En sortant, ils trouvèrent Moïse et Aaron.

— Que Dieu vous voie et qu’il vous juge ! leur dirent-ils. À cause de vous, le pharaon nous a pris en horreur.

Moïse se tourna vers Dieu.

— Pourquoi m’as-tu envoyé ? Depuis que j’ai parlé au pharaon, il maltraite ce peuple, et tu ne l’as pas délivré.

— Tu vas voir ce que je vais faire au pharaon, répondit Dieu. Une main puissante le forcera à les laisser partir.

Moïse avait alors quatre-vingts ans, et Aaron quatre-vingt-trois. Devant le pharaon, Aaron jeta son bâton, qui devint un serpent. Les magiciens d’Égypte en firent autant avec leurs bâtons, mais celui d’Aaron avala tous les leurs. Le cœur du pharaon s’endurcit pourtant, et il n’écouta pas.

Un matin, Moïse attendit le pharaon au bord du Nil.

— Voici ce que dit Dieu : « Laisse partir mon peuple. »

Aaron frappa l’eau de son bâton, et toute l’eau du Nil se changea en sang. Les poissons moururent et l’eau se mit à sentir mauvais. Mais les magiciens en firent autant, et le cœur du pharaon resta dur.

Sept jours passèrent, et Moïse revint.

— Voici ce que dit Dieu : « Laisse partir mon peuple. »

Aaron étendit son bâton, et les grenouilles montèrent des rivières et couvrirent l’Égypte. Elles entraient dans les maisons, dans les lits et jusque dans les fours. Le pharaon supplia Moïse et Aaron de prier leur Dieu de les éloigner, et il promit de laisser partir le peuple.

Moïse pria, et les grenouilles moururent. On les entassa en monceaux, et tout le pays sentit mauvais. Mais dès que le pharaon se vit soulagé, il endurcit son cœur.

Aaron frappa alors de son bâton la poussière du sol, et elle se changea en moustiques sur les hommes et sur les bêtes. Cette fois, les magiciens n’y parvinrent pas.

— C’est le doigt de Dieu, Majesté ! dirent-ils au pharaon.

Mais le cœur du pharaon s’endurcit, et il n’écouta pas.

Moïse revint encore.

— Voici ce que dit Dieu : « Laisse partir mon peuple. »

Des nuées de mouches envahirent le palais et toute l’Égypte, mais pas le pays de Gosen, où vivaient les Hébreux. Le pharaon promit de laisser partir le peuple, pourvu qu’il n’aille pas trop loin. Moïse pria, et il ne resta plus une mouche. Mais cette fois encore, le pharaon endurcit son cœur.

Moïse revint une nouvelle fois.

— Voici ce que dit Dieu : « Laisse partir mon peuple. »

Le lendemain, une maladie fit mourir tous les troupeaux des Égyptiens, mais pas une seule bête des Hébreux. Le cœur du pharaon resta dur.

Moïse lança ensuite vers le ciel une poignée de cendre de four, et des ulcères couvrirent les hommes et les bêtes, jusqu’aux magiciens eux-mêmes. Mais le pharaon n’écouta pas.

Moïse revint encore.

— Voici ce que dit Dieu : « Laisse partir mon peuple. » Demain tombera une grêle comme l’Égypte n’en a jamais vu.

Le lendemain, Moïse tendit son bâton vers le ciel, et Dieu envoya le tonnerre et la grêle, avec un feu qui courait sur le sol. La grêle tua les hommes et les bêtes restés dans les champs, hacha l’herbe et brisa les arbres. Seul le pays de Gosen fut épargné.

— Cette fois, j’ai péché, dit le pharaon à Moïse et à Aaron. Priez votre Dieu d’arrêter la grêle, et je vous laisserai partir.

Dès que Moïse eut levé les mains vers Dieu, le tonnerre et la grêle cessèrent. Mais le pharaon endurcit de nouveau son cœur.

Une fois de plus, Moïse et Aaron revinrent.

— Voici ce que dit Dieu : « Laisse partir mon peuple. »

Les serviteurs du pharaon le supplièrent :

— Majesté, laissez partir ces gens ! Ne voyez-vous pas que l’Égypte est en train de périr ?

Le pharaon voulut bien laisser partir les hommes, mais ni les enfants ni les troupeaux, et il fit chasser Moïse et Aaron de son palais.

Un vent d’est apporta alors les sauterelles. Elles mangèrent tout ce que la grêle avait laissé ; il ne resta plus rien de vert dans toute l’Égypte. Le pharaon demanda pardon, Moïse pria, et un vent d’ouest emporta les sauterelles jusque dans la mer Rouge. Mais le cœur du pharaon s’endurcit.

Moïse tendit la main vers le ciel, et d’épaisses ténèbres couvrirent l’Égypte pendant trois jours ; personne ne voyait plus personne. Mais là où vivaient les Hébreux, il faisait clair. Le pharaon accepta de laisser partir le peuple, à condition que les troupeaux restent.

— Pas une bête ne restera derrière, répondit Moïse.

— Sors d’ici ! s’écria le pharaon. Le jour où tu reparaîtras devant moi, tu mourras.

— C’est vous qui l’avez dit. Je ne reparaîtrai plus devant vous. Mais voici ce que dit Dieu : « Vers le milieu de la nuit, je passerai à travers l’Égypte. » Tous les premiers-nés mourront dans ce pays, depuis le fils aîné du pharaon jusqu’au premier-né de la servante qui tourne la meule, et même ceux des bêtes. Chez les Hébreux, pas un chien ne grognera.

Moïse sortit de chez le pharaon, plein de colère, et réunit les anciens pour leur transmettre ce que Dieu avait ordonné :

— Que chaque famille prenne un agneau d’un an, sans défaut. Le soir venu, vous tuerez l’agneau, et avec son sang vous marquerez les deux montants et le linteau de vos portes. Vous mangerez sa viande rôtie, avec du pain sans levain.

— Mangez-la en hâte, ajouta Moïse, la ceinture serrée, les sandales aux pieds et le bâton à la main : c’est la Pâque de Dieu. Quand Dieu passera pour frapper l’Égypte et verra le sang sur la porte, il passera par-dessus votre maison.

Le peuple s’inclina jusqu’à terre, et les Hébreux firent ce que Dieu avait commandé.

Au milieu de la nuit, Dieu frappa tous les premiers-nés d’Égypte, depuis le fils aîné du pharaon assis sur son trône jusqu’au premier-né du prisonnier dans son cachot, et tous les premiers-nés des bêtes. Un grand cri monta de toute l’Égypte, car il n’y avait pas une maison sans un mort.

Cette nuit-là, le pharaon fit appeler Moïse et Aaron.

— Allez-vous-en, quittez mon peuple, vous et les Hébreux ! Prenez vos moutons et vos bœufs, et partez. Et bénissez-moi, moi aussi.

Les Égyptiens pressaient le peuple de s’en aller, de peur de tous mourir. Les Hébreux emportèrent sur leurs épaules leur pâte, qui n’avait pas encore levé, enveloppée dans leurs manteaux.

La route du pays des Philistins était la plus courte, mais s’il avait fallu y combattre, le peuple aurait pu prendre peur et retourner en Égypte. Dieu leur fit donc faire un détour par le désert, vers la mer Rouge, et il marchait devant eux : le jour dans une colonne de nuée pour leur montrer le chemin, la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer.

Quand on annonça au roi d’Égypte que le peuple s’était enfui, il regretta de l’avoir laissé partir. Il fit atteler son char, prit six cents chars d’élite et se lança à la poursuite des Hébreux. Il les rattrapa au bord de la mer.

Les Hébreux virent l’armée égyptienne qui arrivait derrière eux. Saisis de frayeur, ils dirent à Moïse :

— N’y avait-il donc pas de tombeaux en Égypte, pour que tu nous emmènes mourir dans le désert ? Mieux valait servir les Égyptiens que mourir ici !

— N’ayez pas peur, répondit Moïse. Restez où vous êtes, et regardez ce que Dieu va faire pour vous sauver. Ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais. Dieu combattra pour vous.

La colonne de nuée qui marchait devant les Hébreux passa alors derrière eux et se plaça entre les deux camps. De toute la nuit, aucun des deux ne put approcher de l’autre.

Sur l’ordre de Dieu, Moïse étendit la main sur la mer. Toute la nuit, un violent vent d’est repoussa les eaux, et la mer se fendit. Les Hébreux entrèrent à pied sec au milieu de la mer, et l’eau se dressait comme un mur à leur droite et à leur gauche.

Les Égyptiens les poursuivirent : tous les chevaux du pharaon, ses chars et ses cavaliers entrèrent derrière eux dans la mer. Peu avant l’aube, Dieu jeta le désordre dans leur armée. Les roues des chars se détachèrent, et les chevaux n’avançaient plus qu’à grand-peine.

— Fuyons ! crièrent les Égyptiens. Leur Dieu combat pour eux contre nous !

Moïse étendit de nouveau la main sur la mer. Au lever du jour, les eaux revinrent et recouvrirent les chars, les cavaliers et toute l’armée du pharaon : il n’en resta pas un seul.

Ce jour-là, Dieu délivra son peuple des Égyptiens. Sur le rivage, les Hébreux virent les Égyptiens morts. Alors le peuple craignit Dieu, et il eut foi en lui et en Moïse, son serviteur.

---

## About this tale

L’histoire de Moïse n’est pas un conte mais un récit biblique : les chapitres 1 à 14 de l’Exode, le deuxième livre de la Bible. Ces chapitres ne nomment pas leur auteur, et la Bible de Segond intitule simplement le livre « Exode ». Nous avons suivi la traduction de Louis Segond (Paris, 1910).

Segond a traduit la Bible sur les textes hébreux et grecs ; son Exode occupe les pages 45 à 81. Notre récit va de l’installation de la famille de Jacob en Égypte au passage de la mer. Vous pouvez le lire en version « Plus douce » ou « Originale », plus longue : ce sont deux réécritures modernes, et non le texte de Segond.

> Laisse partir mon peuple.
>
> Exode 5:1, Bible Segond, 1910 : Laisse aller mon peuple, pour qu’il célèbre au désert une fête en mon honneur.

### La Bible Segond et notre récit

|  | Segond (1910) | Notre récit |
| --- | --- | --- |
| Les sages-femmes | Schiphra et Pua | Shiphra et Poua |
| Le fleuve | « le fleuve », jamais nommé | le Nil |
| Le berceau | une caisse de jonc | un panier de jonc |
| Le père de Séphora | Réuel, puis Jéthro | toujours Jéthro, jamais Réuel |
| Le nom de Dieu | « Je suis celui qui suis » | « Je suis qui je suis » |
| L’ordre au pharaon | « Laisse aller mon peuple » | « Laisse partir mon peuple » |
| Troisième fléau | des poux | des moustiques |

### Ce que raconte notre texte

Pour échapper à l’ordre du pharaon, qui veut faire jeter dans le Nil tous les garçons des Hébreux, une mère cache son fils pendant trois mois, puis le dépose dans un panier de jonc parmi les roseaux. La fille du pharaon le trouve, l’élève comme son fils et l’appelle Moïse, parce qu’elle l’a « retiré des eaux ». Devenu adulte, Moïse tue un Égyptien, s’enfuit au pays de Madian et y épouse Séphora. Au mont Horeb, Dieu lui parle depuis un buisson en feu qui ne se consume pas. Moïse a quatre-vingts ans quand, avec son frère Aaron, il va trouver le nouveau pharaon. Viennent alors l’eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques, les mouches, la maladie des troupeaux, les ulcères, la grêle, les sauterelles, les ténèbres et la mort des premiers-nés. Les eaux recouvrent ensuite l’armée égyptienne, mais rien ne dit si le pharaon lui-même y périt. Le récit s’achève quand le peuple, sauvé, croit en Dieu et en Moïse, son serviteur.

La version « Plus douce » raccourcit le récit sans effacer ses scènes dures : l’ordre de jeter les petits garçons dans le Nil, l’Égyptien tué, la nuit où Séphora circoncit son fils, la mort des premiers-nés et les soldats engloutis. Elle les rapporte sans s’y attarder, telles que la Bible les raconte ; mieux vaut savoir qu’elles s’y trouvent avant d’en faire la lecture à un enfant.

### Ce qui précède, ce qui suit et le nom du pharaon

L’Exode commence là où s’arrête l’histoire de Joseph : Joseph et ses frères sont morts, et un nouveau roi, qui n’avait pas connu Joseph, règne sur l’Égypte. Notre récit le rappelle dès ses premières lignes. Sur le site, « Joseph et ses frères » raconte une partie antérieure de la vie de Joseph et s’arrête avant sa mort. Le cantique que Moïse et les Hébreux chantent après la traversée (chapitre 15) et les commandements (chapitre 20) viennent plus tard dans la Bible ; ils ne font pas partie de notre récit.

Aucun pharaon n’est nommé dans cette histoire : la Bible dit seulement « Pharaon » ou « le roi d’Égypte ». Ramsès, que l’on croise dès le début, n’est pas le nom d’un roi : c’est une ville que les Hébreux sont forcés de bâtir.

Sources (claims checked against them on 2026-10-30):
- 1910: Exode, La Sainte Bible, trad. Louis Segond, Paris, 1910, p. 45-81 [our source] (https://fr.wikisource.org/wiki/Bible_Segond_1910/Exode)
- Wikidata Q1290338 (https://www.wikidata.org/wiki/Q1290338)

---

- Read online: https://talerie.com/fr/contes/moise
- Also known as: Moïse sauvé des eaux
- Characters: Aaron, Séphora
- Version: gentler retelling; the longer, more faithful retelling: https://talerie.com/fr/contes/moise-original.md
- Also in: [English](https://talerie.com/en/tales/moses.md), [German](https://talerie.com/de/maerchen/mose.md), [Spanish](https://talerie.com/es/cuentos/moises.md), [Portuguese](https://talerie.com/pt/contos/moises.md), [Czech](https://talerie.com/cs/pohadky/mojzis.md), [Polish](https://talerie.com/pl/bajki/mojzesz-i-wyjscie-z-egiptu.md)
- Wikidata: https://www.wikidata.org/wiki/Q1290338
- Source: La Sainte Bible, traduction Louis Segond (1910): Exode 1–14 (https://fr.wikisource.org/wiki/Bible_Segond_1910/Exode)
- Public-domain basis: Talerie contemporary retelling (CC0 2026), based on: La Sainte Bible, traduction Louis Segond (1910): Exode 1–14 — EU anonymous-work rule (+70 passed); translator Louis Segond died 1885 (+70 passed); revision published anonymously 1910 (+70 passed)
- License: CC0-1.0 (https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/)
