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Portrait à l’aquarelle d’un jeune homme barbu aux longs cheveux sombres ondulés, en redingote sombre à boutons dorés, devant une bibliothèque et une fenêtre.

Alphonse Daudet

1840–1897

Alphonse Daudet (1840–1897), né à Nîmes, était romancier, auteur de théâtre et conteur. La Chèvre de monsieur Seguin appartient à ses Lettres de mon moulin, parues d’abord dans un journal parisien en 1866, puis en volume chez Hetzel en 1869.

Fils d’un fabricant et marchand de soie, il suit sa famille à Lyon en 1849. La ruine de son père, en 1855, l’oblige à quitter l’école avant le baccalauréat. Il devient maître d’étude dans un collège d’Alès, une année malheureuse dont il tirera son premier roman, Le Petit Chose (1868). En 1857, il rejoint son frère Ernest à Paris, sans argent, et écrit pour les journaux.

Les Lettres paraissent d’abord dans L’Événement à l’été et à l’automne 1866, signées Marie-Gaston, un pseudonyme partagé avec son ami l’écrivain Paul Arène, qui l’aide à écrire les premières. La Chèvre de monsieur Seguin y est publiée le 14 septembre, sous la forme d’une lettre à Pierre Gringoire, un poète pauvre qui refuse une place dans un journal pour rester libre. Le moulin du titre est celui de Saint-Pierre, à Fontvieille, près d’Arles ; Daudet n’y a jamais vraiment habité.

En 1867, il épouse Julia Allard, poétesse qui devient sa collaboratrice. Viennent ensuite Tartarin de Tarascon et L’Arlésienne, sur une musique de Bizet, en 1872, les Contes du lundi, puis des romans de la vie parisienne comme Le Nabab et Sapho. Malade à partir de 1878, il écrit jusqu’en 1895 et meurt à Paris le 16 décembre 1897.

Contes d’Alphonse Daudet

1 conte