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Portrait à l’aquarelle d’un homme à moustache et barbiche, en bonnet noir et robe verte, écrivant au pinceau ; au fond, des rouleaux et la lune à la fenêtre.

Li Fuyan

Li Fuyan est un écrivain chinois de l’époque des Tang, au IXe siècle, et l’on connaît bien mieux son livre que l’homme. Son nom est attaché au Xu Xuanguai lu, « Suite des récits du mystérieux et de l’étrange », un recueil de contes merveilleux en chinois classique, composé vers 830 dans le prolongement de celui de Niu Sengru.

Qui se cachait derrière ce nom, on l’ignore. Certains chercheurs y voient Li Liang, un haut fonctionnaire ; d’autres, un candidat plus tardif aux examens impériaux qui, ayant soumis aux examinateurs un recueil d’histoires étranges, se le vit renvoyer comme pure affabulation et renonça à concourir. La question reste ouverte.

Dans Dinghun dian, « l’Auberge du Mariage scellé », le jeune Wei Gu rencontre avant l’aube, sous la lune, un vieillard qui tient le registre de tous les mariages du monde. Son sac est plein de cordons rouges : il en attache en secret, dès la naissance, les chevilles des futurs époux, et rien ne peut plus dénouer ce lien. Le petit doigt est une forme japonaise, venue plus tard. Ce vieillard est devenu Yue Lao, le dieu chinois du mariage, et ce conte est la plus ancienne version écrite connue de la légende du fil rouge, que l’on croit souvent japonaise.

Légendes de Li Fuyan

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